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MANIFESTE DE LA FF2P
MANIFESTE DE LA FF2P
QUI SONT LES PSYCHOTHÉRAPEUTES
LE LÉGISLATEUR PERSISTE, AGGRAVE ET SIGNE




15/05/2009

Avec le « cinquième acte » de la tragédie qui se joue actuellement au Parlement, dans le contexte de la Loi HPST, définissant entre autres, l’usage du titre de psychothérapeute, le législateur continue de méconnaître gravement la vraie spécificité et la fécondité des apports de la psychothérapie, notamment celle du courant humaniste.

La volonté légitime de vouloir protéger les usagers, ne tient aucun compte des règles rigoureuses de fonctionnement, de recrutement et de formation – incluant la psychopathologie – que, depuis 30 ans, les organisations professionnelles se sont données.
Règles qui sont aussi celles de l’Association européenne de psychothérapie (EAP) qui regroupe 120 000 psychothérapeutes qualifiés, de 41 pays.

Malgré les réactions de professionnels éminents, psychiatres, psychologues, universitaires, et des praticiens certifiés, la loi qui doit être votée au Sénat le 12 ou le 13 mai, s’entête à vouloir faire de la psychopathologie clinique le critère principal de validation de la profession. Cette méconnaissance de la réalité de la profession entraîne une quadruple erreur :
• celle de méconnaître la spécificité du métier et de ses exigences de formation ;
• celle de confondre les perturbations psychiques graves — qui en appellent aux compétences du psychiatre — et ce qu’il est accoutumé d’appeler les souffrances psychosociales — qui constituent l’essentiel des demandes d’aide psychothéra­peutique ;
• celle d’éloigner de ce métier les personnes qu’un parcours personnel et professionnel prédispose particulièrement à son exercice. En effet il s’agit en réalité, pour la majorité des personnes qui s’adressent aux instituts de formation, non pas d’étudiants nouvellement sortis d’un cursus universitaire en psychologie, mais de professionnels entre 35 et 50 ans, exerçant des métiers de relation d’aide sociale, sanitaire, éducative et autres.
• celle de menacer la créativité même de la Psychothérapie.

Telle qu’elle est proposée, la loi créerait un no man’s land où pourraient s’infiltrer sans vergogne des « aidants » non formés ni certifiés ainsi que des groupes sectaires au nom prometteur.
Par ailleurs, le clivage fait entre les psychanalystes — qu’elle intronise — et les psychothérapeutes — qu’elle exclut (les uns et les autres sont formés dans des instituts privés, selon des critères de formation très proches) — rend ce texte socialement et éthiquement inacceptable.

Précisons que beaucoup de ceux auxquels la loi accorde, après simple inscription sur une liste préfectorale, le libre usage du titre — médecins, psychologues et nombreux psychiatres — ont acquis leur vraie compétence de psychothérapeute dans les écoles et instituts de formation que la loi ignore.

Les signataires de ce Manifeste en veulent solennellement témoigner.


Premiers signataires :

Nicole Attali, psychologue clinicienne, psychothérapeute, cofondatrice de la Sigmund Feud University
Marie-Françoise Bonicel, Maître de Conférence en psychologie sociale, psychologue clinicienne, psychothérapeute
Bruno Dal Palu, psychologue, psychothérapeute, docteur en psychanalyse
Cyrille Cahen, neuropsychiatre, psychothérapeute
Pierre Canouï, psychiatre, pédopsychiatre, psychothérapeute
Isabelle Crespelle, psychologue clinicienne, présidente de la Commission européenne des méthodes de psychothérapie
Boris Cyrulnik, psychiatre, psychothérapeute, chercheur, auteur, professeur à l’université de Toulon
Alain Delourme, docteur en psychologie, psychothérapeute
Mony Elkaïm, professeur honoraire de psychiatrie à l’Université libre de Bruxelles, président de l’Association Européenne de Psychothérapie (EAP)
Isabelle Filliozat, psychologue, psychothérapeute, écrivaine
Charles Gellman, neuropsychiatre, psychothérapeute
Serge Ginger, psychologue clinicien, psychothérapeute, président de la Commission européenne d’accréditation des instituts de formation à la psychothérapie
Edmond Marc, psychologue, professeur émérite des universités, Paris X, psychothérapeute
Michel Meignant, médecin, psychothérapeute, représentant l’EAP au Conseil de l’Europe
Max Pagès, professeur émérite des universités, psychologue, psychothérapeute
Willy Szafran, professeur émérite à l’université de Bruxelles (VUB), ancien doyen de la Faculté de Médecine
Lucien Tenenbaum, ancien chef de service des hôpitaux psychiatriques, psychothérapeute.

PS. Ce Manifeste a été, depuis, contresigné par plusieurs centaines de médecins et psychologues cliniciens formés à la psychothérapie dans des instituts d’Enseignement supérieur privé (liste sur simple demande à contac@ff2p.fr)


Dr Michel Meignant, Président
Isabelle Crespelle,Vice-présidente
Serge Ginger, Secrétaire Génértal

Publié le Mardi 02 Juin 2009







Psychothérapeute ou psychopraticien
LES PSYCHOPRATICIENS

Le titre de « psychothérapeute » ayant été pour une large part vidé de son contenu fondamental par les Pouvoirs publics, l’ensemble des syndicats et fédérations représentatifs de la profession (FF2P, AFFOP, SNPPsy, Psy’G, Psy en Mouvement) se sont entendus sur un nouveau titre : « psychopraticien » – éventuellement assorti d’un qualificatif : « certifié » ou « relationnel ».
Ce titre a été déposé à l’INPI par les diverses organisations professionnelles représentatives, dès octobre 2009.

Ce titre protégé de « psychopraticien » garantit une formation complète en psychothérapie – conforme aux normes européennes – incluant les six éléments suivants :
- une psychothérapie personnelle approfondie ;
- une formation théorique, méthodologique et pratique à une méthode reconnue[1] ;
- une formation en psychopathologie clinique ;
- une supervision permanente tout au long de la pratique professionnelle ;
- un engagement à se conformer à la charte déontologique de la profession ;
- une accréditation par une commission nationale de pairs.
Les psychopraticiens certifiés ou relationnels figurent sur les annuaires des fédérations ou syndicats ci-dessus.
Les Pages jaunes n’ont pas accepté, à ce jour, cette nouvelle dénomination, mais ont ouvert une rubrique : « Psychothérapie (pratiques hors du cadre réglementé) ».

Le nouveau titre légal de « psychothérapeute », défini par la loi d’août 2009 et le décret de mai 2010, implique une formation en psychopathologie clinique, ainsi qu’un stage en service spécialisé, mais il ne prévoit pas l‘obligation d’une psychothérapie personnelle, ni la formation à une méthode explicite de psychothérapie, ni une supervision continue. Ainsi, il ne présente pas l’ensemble des garanties traditionnelles exigées des praticiens.
Cependant, il peut faciliter l’accès à certains services publics et pourra permettre éventuellement une dispense future de la TVA. Il est normal que certains puissent souhaiter être reconnus par la Loi, souvent pour des raisons de principe. Ce titre est accordé – après examen individuel du dossier – par les commissions des Agences régionales de santé (ARS) et inscription sur un registre national public.

Le CA de la Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse (FF2P) a décidé de laisser à chacun la responsabilité de ses choix, en fonction de sa situation particulière (certificats et diplômes, ancienneté, statut administratif, options philosophiques…), étant entendu que seuls les praticiens répondant aux six qualifications ci-dessus peuvent prétendre au titre de psychopraticiens – qu’ils soient fraichement diplômés ou « grands parents » chevronnés. C’est bien ce titre qui garantira aux usagers une formation de qualité.
Le titre légal de psychothérapeute demeure un supplément éventuel – qui peut apporter certains avantages pratiques aux professionnels, mais ne fournit pas autant de garanties de compétence pour les usagers.
D’autres titres demeurent, bien entendu, autorisés, tels que : Gestalt-thérapeute, analyste transactionnel, analyste psycho-organique, hypnothérapeute, etc.


rédigé, au nom du CA, par Serge Ginger
Secrétaire général de la FF2P
Président d’honneur de l’Association Européenne de Psychothérapie (EAP)


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[1] Psychanalyse, TCC, thérapie familiale ou de couple, approches humanistes : Gestalt-thérapie, analyse transactionnelle, approche centrée sur la personne, analyse psycho-organique, PNL, hypnose ericksonnienne, psychothérapie de la motivation, psychosynthèse, sophia-analyse, somatothérapie, végétothérapie caractéro-analytique, approches psychocorporelles, approches transpersonnelles, approches intégratives.
Publié le Mardi 06 Septembre 2011







Voeux 2013
" Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir
et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns.
Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer
et d'oublier ce qu'il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil
et des rires d'enfants.
Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence,
aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout d'être vous."

(Texte de Jacques Brel)
Publié le Mercredi 02 Janvier 2013







Pratiquer la psychothérapie
texte de la FF2P du 8 janvier 2013

Il nous faut aussi défendre le métier de praticien en psychothérapie et la psychothérapie elle-même.
En effet, en voulant « faire le ménage » dans le milieu des psychothérapies et des psychothérapeutes, en mettant en avant les risques des dérives sectaires, le législateur a évité avec application de poser la question de l’essence même de la psychothérapie et du métier de psychothérapeute.

En France, le titre de psychothérapeute est actuellement réglementé par le décret (n°2010-534) du 20 mai 2010, modifié par celui du 7 mai 2012 (n°2012-695). Cette « réglementation » du titre, qui a été vécue par certains comme une défaite, mérite quelques commentaires que je me permets de faire dans ce premier éditorial.

C’est une réglementation d’un titre et non d’une fonction ou d’un métier.
Le législateur autorise ainsi des personnes à porter le titre de psychothérapeute, mais n’exige pas qu’elles aient fait une formation à la psychothérapie.

La délivrance automatique du titre de psychothérapeute, à tout psychiatre et à tout psychologue qui en fait la demande, est un des non sens de ce décret, dans la mesure où dans la formation actuelle des psychiatres et des psychologues, il n’y a pas d’apprentissage à la psychothérapie.
Or cet apprentissage repose sur une formation théorique et sur une formation pratique fondée sur une psychothérapie personnelle suffisamment approfondie, sur une formation expérientielle dans les instituts et plusieurs années de supervisions. Il est en permanence sous-tendu par un code de déontologie qui doit être respecté par les formateurs et les instituts de formation, travaillé dans le cursus de formation, pour être intégré comme un des socles fondateurs de notre profession.

Enfin, ce décret semble mettre hors la loi de nombreuses personnes compétentes en psychothérapie, bien formées, respectueuses des bonnes pratiques psychothérapiques, rendant à la communauté des services de qualité et qui ne creusent pas le « trou de la sécurité sociale ».

Comment pourrions nous nous satisfaire d’une telle situation ?

Le combat mené depuis plusieurs années[1] par la FF2P, en accord avec les instances européennes (EAP) et internationales (WCP) a toujours reposé sur l’exigence d’une reconnaissance authentique d’une psychothérapie fondée sur une formation digne de ce nom, mais aussi sur un professionnalisme qui s’enracine dans une éthique et une déontologie sans faille.
Au delà des ordres parfois excessivement corporatistes, ce sont l’éthique et la déontologie communes à toutes les professions de santé qui font les fondements de la lutte contre les sectes et les charlatans et qui garantissent d’offrir à nos concitoyens un service de qualité
Publié le Mardi 08 Janvier 2013






Eric Sinet
www.psychotherapie-larochelle.com